« Il l’empêchait de parler à des hommes, la coupait de sa famille » : les proches de Manon Relandeau, disparue à Saint-Étienne-de-Montluc, témoignent

84035bf7692ece8b6c21a231851d5711

Près d’un mois après la disparition de Manon Relandeau à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), ses proches sortent du silence. Malgré une enquête désormais ouverte pour meurtre, ils refusent de renoncer et gardent espoir.

« On pense encore davantage à une séquestration, on garde espoir de la retrouver » témoigne la mère de Manon Relandeau, disparue depuis le 27 mars à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), à Ouest France. Depuis, une enquête a été ouverte pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineure, pour sa fille de 15 mois, Inaya, elle aussi disparue.
La dernière fois que ses proches ont vu Manon remonte au week-end du 21 mars. « Elle a dansé, elle était rayonnante, tellement heureuse » se souvient sa mère. Quelques jours plus tard, l’angoisse monte : « C’est une pensionnaire de chevaux qui nous a appelés pour dire qu’elle était inquiète. Elle n’avait pas vu Manon depuis une semaine et avait fait un signalement à la gendarmerie de Sautron ».

« Elle est tombée follement amoureuse de lui »

En Loire-Atlantique, les recherches se poursuivent pour retrouver Manon Relandeau

Décrite comme « douce, bienveillante envers les autres, toujours souriante et positive », sa mère raconte que Manon Relandeau a toujours été une « amoureuse des animaux », mais surtout des chevaux. C’est après « un accident de voiture, sans gravité » qu’elle « s’est lancée dans son projet de pension pour cheval » poursuit-elle.
Elle rencontre Karim au même moment, après s’être séparée de son conjoint avec qui elle était depuis dix ans. « Elle est tombée follement amoureuse de lui », raconte sa marraine. Quelques années plus tard est née Inaya, « le petit bonheur » de Manon.

« Il faut qu’on garde espoir »

Mais des tensions existaient dans leur relation. « Elle a pris conscience que son couple ne fonctionnait pas normalement. Il y avait beaucoup de jalousie. Il l’empêchait de parler à des hommes, la coupait de sa famille » poursuit sa marraine. Début avril, Karim a quitté la France pour l’Algérie avec Inaya, mais tous deux sont encore introuvables.
« Plus les jours passent, plus je me dis qu’elle sera anéantie psychologiquement. Mais on va l’aider dans cette épreuve. Il faut qu’on garde espoir », insiste sa mère. Ce mercredi, la gendarmerie de Loire-Atlantique a lancé un appel à témoin pour tenter de retrouver Manon. « On a l’impression d’être dans un film. On ne pensait pas vivre ça un jour » résume son beau-père.