
Au fil des hommages à Nathalie Baye, décédée le vendredi 17 avril, certains souvenirs refont surface. Parmi eux, une parenthèse loin des projecteurs, partagée avec Johnny Hallyday. Leur rencontre remonte à avril 1982, lors de l’émission Formule 1+1. Ensemble, ils accueillent leur fille, Laura Smet, en novembre 1983. Peu à peu, leur maison en Creuse devient un point d’ancrage, un espace familial à l’abri des regards.
Située à Vallière, dans la Creuse, le deuxième département le moins peuplé de France, cette demeure leur offre rapidement un cadre paisible. Un territoire de Nouvelle-Aquitaine, loin des mondanités parisiennes, qui compte environ 116 000 habitants et se distingue par son environnement préservé. Avec ses murs en pierre, ses volets pastel et son jardin ouvert sur la campagne, la maison devient un véritable refuge pour le couple.
Nathalie Baye a souvent évoqué ce lieu avec émotion. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche en 2022, elle confiait : “Les gens du hameau ont été merveilleux. Ils m’ont acceptée parmi eux, comme si j’étais la paysanne du coin. Tout était naturel”.
Au fil des années, cet endroit devient un havre de paix. Le couple de stars y mène une vie simple, rythmée par les courses au village, les rencontres avec les habitants et les moments entre proches. Une façon de vivre à l’écart du tumulte médiatique. Johnny Hallyday lui-même y trouve un équilibre. Dans un reportage diffusé sur France 3 en 2017, il déclarait : “J’aime bien la Creuse parce que c’est encore l’un des rares endroits qui n’est pas surfait. C’est un endroit où l’on peut vivre plus ou moins libre”.

Après leur séparation en 1986, Nathalie Baye conserve longtemps la propriété. En 2008, elle décide finalement de la vendre, selon Gala, à des acheteurs sud-africains pour environ 600 000 euros. Une décision qu’elle regrettera par la suite. Dans le Journal du Dimanche en 2022, elle confiait : “Je ne comprends pas pourquoi je l’ai vendue”. Et d’ajouter : “La maison était un paradis sur terre. Le poids des souvenirs était peut-être trop lourd à porter pour moi”.
Aujourd’hui, le lieu a changé. Une enquête publiée par Le Parisien en octobre 2025 évoque une propriété en partie laissée à l’abandon. La maire de la commune, Valérie Bertin, expliquait alors : “Son état s’est beaucoup dégradé depuis toutes ces années”. Malgré cette évolution, le lien reste fort. Nathalie Baye continuait d’y retourner. “Quand je rends visite à mes amis dans la Creuse, je ne peux m’empêcher de revoir ma maison”, confiait-elle. Désormais, cette demeure incarne un souvenir. Les hommages, eux, devraient continuer à affluer dans les prochains jours, jusqu’aux obsèques de Nathalie Baye, dont la date n’a pas encore été communiquée.