Le 30 mars dernier, cette marcheuse avait fait la découverte du crâne de l’enfant de deux ans et demi, porté disparu depuis le 8 juillet 2023.

Quatre mois et demi après sa découverte, la randonneuse qui a fait basculer l’enquête sur la disparition du petit Emile s’est confiée auprès de nos confrères de La Provence. La trouvaille du crâne de l’enfant de deux ans et demi, disparu dans le Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) depuis début juillet 2023, ne semble pas avoir profondément chamboulé la marcheuse : “Ma vie n’a pas été bouleversée”, déclare-t-elle lors de son entretien avec le média français. “Non, personnellement, je n’ai pas été dans un tourbillon”, ajoute-t-elle.
Interrogée dans sa maison du Vernet, Sadia témoigne “en toute sérénité” sur cette découverte et des ossements de l’enfant. “Je savais que c’était lui. C’était tout petit, petit. Et puis, vu le secteur, il ne fallait pas se raconter d’histoires. J’étais persuadée qu’il s’agissait du crâne de cet enfant”, raconte-t-elle à nos confrères. La sexagénaire était partie le 30 mars dernier pour faire une randonnée, une activité qu’elle pratique “assidûment et partout”. “Je me disais, il ne faudrait pas que tu trouves ce petit, un jour où tu te promènes ; imagine si ça devait tomber sur toi”, explique-t-elle. Après être tombée sur l’ossement, Sadia a placé le crâne dans un sac plastique pour le ramener à la gendarmerie.

La randonneuse n’a pas manqué de répondre aux réactions étonnées quant au choix de déplacer le crâne : “Tant que l’on n’a pas vécu une telle expérience, on ne doit pas émettre quoi que ce soit”, affirme Sadia. “À partir du moment où on ne vit pas ça, on ne prétend rien. Qui sont ces gens pour dire : ‘Elle aurait dû faire ça ou ça’ ? S’il y avait eu quelqu’un avec moi, j’aurais pu discuter et envisager, peut-être, une autre solution. Mais là, j’étais seule. J’ai donc agi en mon âme et conscience, un point, c’est tout. Je n’ai rien à me reprocher ni à cacher. Je n’ai rien fait de mal”, s’explique-t-elle.
Les circonstances exactes autour de la mort de Emile doivent encore être déterminées. Le haut du crâne et la partie de la mâchoire sont encore en cours d’analyse.