L’étau s’est plusieurs fois resserré autour de la famille maternelle d’Émile Soleil, dont les ossements ont été retrouvés en 2024. Visiblement, le garçonnet se distinguait particulièrement par sa personnalité, en total contraste avec celle de son grand-père controversé, Philippe Vedovini.

Nouveau rebondissement dans la tragique disparition d’Émile Soleil. Ce lundi 22 décembre, des enquêteurs de la section de recherches de Marseille se sont rendus dans le Haut-Vernet pour saisir deux vélos, au domicile d’Anne et Philippe Vedovini, les grands-parents maternels du garçonnet qui s’est mystérieusement volatilisé dans le hameau, en juillet 2023, alors qu’il y séjournait avec sa famille.
Mort du petit Émile Soleil : son clan ciblé par les enquêteurs

Pour rappel, ses ossements avaient été retrouvés par une randonneuse l’an dernier. En mars, le couple Vedovini et deux de ses enfants ont également été placés en garde à vue pour “homicide volontaire” et “recel de cadavre” avant d’être libérés. Étant au cœur des investigations depuis plusieurs mois, le clan familial d’Émile Soleil a longtemps affiché une certaine unité, mais dernièrement des dissensions ont été rapportées. “Nous sommes tous tendus. Cela est difficile de faire face. Quelquefois, ça fait des étincelles“, a reconnu Anne Vedovini aux équipes de Famille Chrétienne, comme l’ont rapporté nos confrères de TF1. Info.
La sombre personnalité du grand-père maternel interpelle
L’occasion pour la matriarche de fustiger les multiples “témoignages malveillants dans la presse” à leur égard. Dans les médias, leur famille a souvent été décrite comme chrétienne, “traditionnaliste, sous l’autorité d’un patriarche rigoriste“. Il a aussi été rapporté que Philippe Vedovini pouvait parfois être violent envers des proches, mais pas seulement. “Je me souviens avoir pris des coups de poing dans les épaules de sa part. J’avais 15 ans et c’était de la violence physique“, avait assuré — à BFM DICI — un ancien pensionnaire de la communauté religieuse de Riaumont entachée pour des faits d’agression sexuelle, de maltraitance et de viol dans les années 2000, et qui l’a côtoyé lorsqu’il était encadrant.
“Émile avait un côté un peu rock, indocile, pas encore formaté…”
Comme lui, beaucoup ont été marqués par son caractère autoritaire. Et avec les siens, Philippe Vedovini ne se serait pas toujours montré plus tendre. “Dans cette famille où tous les enfants avaient l’air de filer bien droit, Émile avait un côté un peu rock, indocile, pas encore formaté par l’éducation religieuse tradi“, a révélé une source anonyme au Parisien, comme l’a repéré le site Purepeople.Toujours selon le quotidien, le père de famille n’aurait eu “aucun scrupule à frapper des élèves, quel que soit leur âge“. “Il n’a jamais cherché à me frapper personnellement, mais je l’ai vu s’en prendre à d’autres. Je me demande comment certains ne sont pas tombés à terre avec les raclées qu’il mettait”, apprend-on.

En pleine tempête médiatique, l’enquête se poursuit
Si sa personnalité a certainement intrigué les autorités, pour le moment aucune preuve ne l’incrimine dans la troublante disparition et la mort de son petit-fils. Le 17 décembre 2025, Le Parisien a d’ailleurs fait de nouvelles révélations choc sur le rapport anthropologique d’Émile Soleil. En effet, une petite lésion vers son zygomatique droit (l’os niché en haut de la pommette, ndlr) a été décelée, écartant ainsi la thèse de l’intervention d’un animal, d’une chute accidentelle ou d’un choc avec un véhicule. Visiblement, elle aurait été provoquée par un coup particulièrement violent, compatible avec une intervention humaine. A savoir que le crâne du petit garçon retrouvé quelques mois plus tôt présentait des “stigmates anatomiques évocateurs d’un traumatisme facial violent“.